‹ ThéâtreChapitre 455 sur 462 · I.ÉON · texte numérisé non relu

I.ÉON

Du tout, je ne demande pns mieux. (J /)a//, en tombant auc genoux d'Âdele.) .l'enrage î

'lu LE MARIAGE AU MIROIR.

.NAN'ETTE, triompliaiile.

Il y est, Mamzelle, il y est!

ADÈLE, à part»

Quel supplice !

ZOÉ, même jeu.

Eh bien, demandez-lui donc de vous embrasser.

LÉON

Cerlaineraent !

NAVETTE

Sont-ils genlils !

LÉON, bas à Adèle.

Embrassez-moi donc, Madame. Je suis Irès-ridicule ainsi.

ADÈLE, se levant et le repoussant.

Je souffre. . . je ne puis. . .

LEON, emu véritablement.

Adèle, qu'as-tu donc?

^ =î«;.V' ADÈLE, étouffant ses sanglots.

.: Mais vous ne voyez donc pas?

LÉON, j)liis ému.

0 ciel ! Eh bien, non, j'ai eu tort. Ne crois pas. . . (/ï veut la prendre dans ses bras.)

ADÈLE, s' échappai} t.

Ah! par pitié! laissez-moi, Monsieur, laissez-moi!... viens, N'unette. {El'e rentre vivement dans sa chambre a gauche^ en entraînant Sanette stupéfaite.)

LÉON, voulant la suivre.

Adèle, ma femme, je l'aime. • .

ZOÉ, au comble de l'indignation.

Ah î quelle hypocrisie!

SCÈXE XIII.

Z«»i:. EÉON , HERCULE, entrant tout essouffle et tenant la corbeiUe dans ses bras.

EERCULE.

Voici la corbeille.

ZOÉ

Elle arrive trop lard.

HERCULE, stupéfait.

Trop tard ? . , . j'ai crevé un cheval !

LÉON, se retenant.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

ZOÉ. j

Que VOUS pouvez finir voire ridicule comédie, qui ne trompe

])lus personne.

HERCULE, aJuiri et tcito,,! tonjoursla corbelth\ Quelle coméilie?

SCLiNE XllI. 27

Que. .. loul-à-l'heure. . . dans le jardin. . . j'ai vu. . .

HERCULE, à Léon.

Qu'est-ce qu'elle a vu ?

LÉON, furieux.

Ah ! Mademoiselle, vous espionnez les gens?

ZOÉ, en colère.

Ah ! Monsieur, vous décachetez leurs lettres?

HERCULE

Elle sait tout!

LÉON

Eh ! Mademoiselle, sans votre dissimulation . . .

ZOÉ

En fait de dissimulation, vous me rendez des points. . .

HERCULE, allant de l'un à l'autre.

Mais, vous êtes trop francs, au contraire.

LÉON

Une pupille ! oublier le respect. . .

HERCULE, voulant Je calme-r.

Ah ! Léon. . .{A Zoé.) C'est votre tuteur !

ZOÉ

Un tuteur, oublier la délicatesse ! . . .

HERCULE, allant à Zoé.

Ah! Zoé ! (A Léon.) C'est ta pupille !

LÉON

Mademoiselle, je ne vous dirai plus qu'un mot. Je vous ai trouvé un mari, un garçon excellent, un peu bête, mon ami, un parti superbe!

HERCULE, au public .

Il ne sait plus ce qu'il dit.

LÉON

Choisissez, ou de l'épouser dans huit jours, ou de retourner au couvent.

ZOÉ, frappant du pied.

C'est une odieuse tyrannie!

ENSEMBLE

ZOÉ

Air : de la Sémiramide (yiaise de Saint-Flour.) Ordonner le malheur de ma vie, Et me conliaindre d'obéir !

De cette allreuse tyrannie, Ah! vous pourrez' vous repentir î

LÉON

C'est trop de caprices, de folie, Aujourd'hui je veux en finir!

Vous m'accusez de tyrannie, Ehl bien, songez à m'obéir.

î^ LE WAKlAGi: AL -MI1\(J1K.

UERCULE.

Caluiez-Yons, ah! je vous en supplie:

A mon sort daignez compatir:

De votre incroyable furie Ali ! c'est moi seul qui vais i>àlii :

HERCULE, à Zof}.

Ah! Zoé:...

Page 1