I.ÉON
Du tout, je ne demande pns mieux. (J /)a//, en tombant auc genoux d'Âdele.) .l'enrage î
'lu LE MARIAGE AU MIROIR.
.NAN'ETTE, triompliaiile.
Il y est, Mamzelle, il y est!
ADÈLE, à part»
Quel supplice !
ZOÉ, même jeu.
Eh bien, demandez-lui donc de vous embrasser.
LÉON
Cerlaineraent !
NAVETTE
Sont-ils genlils !
LÉON, bas à Adèle.
Embrassez-moi donc, Madame. Je suis Irès-ridicule ainsi.
ADÈLE, se levant et le repoussant.
Je souffre. . . je ne puis. . .
LEON, emu véritablement.
Adèle, qu'as-tu donc?
^ =î«;.V' ADÈLE, étouffant ses sanglots.
.: Mais vous ne voyez donc pas?
LÉON, j)liis ému.
0 ciel ! Eh bien, non, j'ai eu tort. Ne crois pas. . . (/ï veut la prendre dans ses bras.)
ADÈLE, s' échappai} t.
Ah! par pitié! laissez-moi, Monsieur, laissez-moi!... viens, N'unette. {El'e rentre vivement dans sa chambre a gauche^ en entraînant Sanette stupéfaite.)
LÉON, voulant la suivre.
Adèle, ma femme, je l'aime. • .
ZOÉ, au comble de l'indignation.
Ah î quelle hypocrisie!
SCÈXE XIII.
Z«»i:. EÉON , HERCULE, entrant tout essouffle et tenant la corbeiUe dans ses bras.
EERCULE.
Voici la corbeille.
ZOÉ
Elle arrive trop lard.
HERCULE, stupéfait.
Trop tard ? . , . j'ai crevé un cheval !
LÉON, se retenant.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
ZOÉ. j
Que VOUS pouvez finir voire ridicule comédie, qui ne trompe
])lus personne.
HERCULE, aJuiri et tcito,,! tonjoursla corbelth\ Quelle coméilie?
SCLiNE XllI. 27
Que. .. loul-à-l'heure. . . dans le jardin. . . j'ai vu. . .
HERCULE, à Léon.
Qu'est-ce qu'elle a vu ?
LÉON, furieux.
Ah ! Mademoiselle, vous espionnez les gens?
ZOÉ, en colère.
Ah ! Monsieur, vous décachetez leurs lettres?
HERCULE
Elle sait tout!
LÉON
Eh ! Mademoiselle, sans votre dissimulation . . .
ZOÉ
En fait de dissimulation, vous me rendez des points. . .
HERCULE, allant de l'un à l'autre.
Mais, vous êtes trop francs, au contraire.
LÉON
Une pupille ! oublier le respect. . .
HERCULE, voulant Je calme-r.
Ah ! Léon. . .{A Zoé.) C'est votre tuteur !
ZOÉ
Un tuteur, oublier la délicatesse ! . . .
HERCULE, allant à Zoé.
Ah! Zoé ! (A Léon.) C'est ta pupille !
LÉON
Mademoiselle, je ne vous dirai plus qu'un mot. Je vous ai trouvé un mari, un garçon excellent, un peu bête, mon ami, un parti superbe!
HERCULE, au public .
Il ne sait plus ce qu'il dit.
LÉON
Choisissez, ou de l'épouser dans huit jours, ou de retourner au couvent.
ZOÉ, frappant du pied.
C'est une odieuse tyrannie!
ENSEMBLE
ZOÉ
Air : de la Sémiramide (yiaise de Saint-Flour.) Ordonner le malheur de ma vie, Et me conliaindre d'obéir !
De cette allreuse tyrannie, Ah! vous pourrez' vous repentir î
LÉON
C'est trop de caprices, de folie, Aujourd'hui je veux en finir!
Vous m'accusez de tyrannie, Ehl bien, songez à m'obéir.
î^ LE WAKlAGi: AL -MI1\(J1K.
UERCULE.
Caluiez-Yons, ah! je vous en supplie:
A mon sort daignez compatir:
De votre incroyable furie Ali ! c'est moi seul qui vais i>àlii :
HERCULE, à Zof}.
Ah! Zoé:...