SCÈNE XV
ZOF, ruisNANETTE.
ZOÉ, arec dppit*.
Eli! Ijien, oui, qu'il parte! qu'il y aille, à Pontoise!
N.\>ETTF, pleurant.
Ah î Mamzelle! queu malheur! et que j'suis punie! Jean railiou...
ZOÉ, impatientée.
Qu'est-ce que lu veux encore?
> A NETTE, se désolant.
Ah! v'Iàce que c'est, Mamzelle ! quand les hommes sont pressés, et qu'on leur dit d'attendre, ils s'adressent à dautres qui sont l)rcssées aussi (SaNgf/of/a?(/.), et la grosse Madeleine élail irèspressée! Ah ! pourquoi sous ai-je écoutée?
Am : A l'àr/e heureux de quatorze an^. Tiù bien compris qu' j'avais eu tort, En voyant tout à Iheur" Mu dame Avec Monsieur si bien d'accord, Qu' ça vous mettait du baum' dans làmc.
ZOÉ, étonnée.
D'accord : où donc?
NANETTE
Dans le jardin î Oui, Mamzelle, et ça m' fait trop d' peine, En pensant que Jean Faillou, dés demain, S'ra comm' çà prés d' la gross' Mad'leine !
(Elle remonte et va s'accouder en pleiirant sur la cheminée).
ZOÉ, « part *".
D'accord, et je ne pouvais pas les voir ! ce n'était donc plus nr.e comédie? {Covrant à la fenêtre] Oh! c'est impossible, cl je veux voir.
SCF>t: W. 31
NANETTT.
Oh ! d'ici vous ne verrez rien ! Ils sont entrés dans l'allée dos tilleuls.
ZOÉ, tournant Je miroir.
Dans l'allée des tilleuls? [Regardant) . Oui, les voilà!
NANETTE , étonnée.
Comment, les voilà? {Elle va près de Zoé et regarde avec elle). Ah ! qu'c'est drôle! J'vois là dedans c'qui se passe à l'autre bout du jardin. {La nuit vient petit à petit.)
ZOE.
Tais-toi donc! Adèle est assise sur un banc.
NANETTE
Et Monsieur est à ses genoux.
ZOÉ
Oui, comme tout à l'heure.