SCÈNE XVi
ZOÉ, LÉON, ADELL.
ADÈLE, entrant, au bras de Léon.
J'ai pardonné, Léon; je t'en prie, pardonne à ma sœur!
ZOÉ. a part.
Ils parlent de moi.
LÉu.x, tendreni.ent.
îSon, mon Adèle, je te jure que cela n'est fias possible. Je suis irrité de la vie que je mène depuis deux mois. Mon caraclère est tout changé, el c'est elle qui en est la cause. ZOÉj s'ovulioitl.
Comment?
LÉo>', rvpoitdunt a Adi:h-.
Commenl?* Mais elle ne te quille pas, elle est toujours là, près de toi. Elle m'a pris juscju'a ma chambre, el moi, je suis relégué à l'autre bout de la maison, si tu crois ([ue ça m'amuse! ADÎiLE, souriant.
Pauvre Léon !
l-nOX.
De là mes brusqueries, mes impaiienccs, mes «juerelles! Je le gronde, parce que je ne puis l'embrasser. [L entourant de ses bras) Autrefois, ce n'élail pas ainsi?
ADLi.E, soupirant.
ClsI vrai I
ZOÉ, à part.
Mon L>ieu ! «iiic jai dû les gèuerî
LtU.N.
Ain : de FleurcH.e. Xoisa Pajei.) l.or.squ lui mot fàch-ùt mon Adèle, Ln baiser venait l'effacer.
ADÈLE, se défendant.
Mais nous ne pouvons, dt-vant elle, Terminer ainsi la quei eile.
bCLiNL XM. 33
zoK, à part.
Est-ce (ju'ils vont recommencer?
LÉON, retenant Adèle qui séloUjnc.
Pourquoi me fuir?
AUÈLii, écoutant et avec crainte.
Ma sœur, je gage...
» LÉON
N'est pas la pour l'ous surveiller, Fit ne conuaitia qu'en ménage Le beau côté du mariage !
(// embrasse Jdele.) 7.0É, à part, se levant. 11 est temps de me réveiller! (bis.) {EUc nurjne à pas de loup la porte de la chani^jrc, cl feint d'entrer.)
ADÈLE, se séparant vivement de Léon.
Ah ! qui est là !
ZOÉ
C'est moi , Zoé !
LÉON, bas.
Tu vois, encore elle, toujours elle!
ZOÉ
Je m'étais endormie, là. dans le petit salon; et je rêvais que je n'avais pas de vocation pour le couvent.
{Un domestique apporte un flambeau qu'il pose sur la cheminée et sort par l'angle droit.) LÉON, à part.
Qu'est-ce que ça veut dire?
ZOÉ
Et je me décidais à épouser M. Hercule. {Hercule parait au fond.)