ACTE 11, SCENE XIV
CLOïil.DE.
Grand Dieu !...
NA VAILLES, sc relouruant, à madame Robert. Silence !... Clolildei...
CLOriLDE.
Barnabe!...
NAVAILLES-
Oh! ne craignez rienl... ne me perdez pas. [A madame Robert.) Vous qui êtes si bonne!... de la pitié I
MADAME R0I;ERT
Oh! de ia pitié !... moi j'en ai toujours !...
NAVAILLES, (l ClotUde.*
Vous que j'aime plus que la vie!
MADAME ROBEKT.
C'est un amoureux!..-
CLOTiLDE, effratjée et allant pour sortir. Un... Mon père!...
NAVAILLES
Un proscrit qui vous aime, Clotilde!... à qui vous avez donné asile sans le s'à\uiv...[Cl(jtildequi s'e^t arrêté a la porte, se retourne et le regarde.) Si vous me livrez, c'est que vous n'avez que de la haine pour moi: et alors, autant mourir... Si vous ne me trahissez pas-..
Air : Loin de sa mère.
C'est m' accorder un pardon que j'espère ! C'est un secret, un lieu entre nous !
MADAME ROBERT
Pauvre jeune homme !
NOVAILLES.
Eh bien! que faut-ii faire?
CLOTILDE
EL bien! partez !
NOVAILLES.
Oui, pour veiller sur vous .
Toujours fidèle , en m'éloignant de vous , Me souffrez pas que l'on vous sacrifie ! De mon bonheur .soyez l'ange gardien ! (Bis ) Adieu ! je pars, sûr de sauver ma vie, Puisqu'à présent ma vie est votre bien !
BROUSSEL, en dehors.
C'est bien, messieurs-..
MADAME ROBEKT.
On vient !... allez!
* Madame Robert, Navailles, Clîtildc.
NA VAILLES, tendant la main a madame Robert, qui la prend au moment ou Robert entre par la yauche au deuxième plan. Oh, merci î merci I ... {Navaillles se sauce par la petite porte du premier plan.)