ACTE II, SCÈNE XV
HOBERT.
Barnabe î oui . je veux bien... Barnabe qui parle... qui entend...
BROUSSEL
Qu'est-ce que j'apprends la! Barnabe... le muet... il parle... Alors, c'était donc lui qui tout à l'heure... Ah !•.. j'y suis!... CLOTiLDE, a part.
Et moi aussi...
ROBERT
Et il a embrassé ma femme !...
BROUSSEL
Et moi qui me tuais à lui faire des signes !
ROBERT
llein ? Elions-nous bêtes ?...
CLOTILDE
Mon père, ce n'est pas ce que vous pensez.
BROU.SSEL.
C'est un espion !
CLOTILDE
Lui... ûh! non, non !...
Oui, un espion!...
MADAME ROBERT
Mais non... l'espion, c'est l'autre!...
BROUSSEL, effrayé.
L'autre... ii y en a un autre... mais c'est à perdre la tète 111 y a donc un complot... je suis donc entouré d'ennemis... Courez...
CLOTILDE
Oh ! ne lui faites pas de mal î
BROU.SSEL, criant- Qu'ils soient tous les deux arrêtes, garrottés, fusillés... et après ça. je les interrogerai moi-même...
ENSEMBLE
AlK : Des mousqueiaires de la reine.
BROUSSEL
Courez ! hâtez-vous !
Qu'on ies pende tous !
Coiitro mon courroux Eu vain on réclame !
La fureur nrenllaramc.
Et je le piuclame, Rieo ne sauvera Ce? deux brigan^Ji-îà !
66 LE.b MITS BLANCHES.
CLOliLDE.
Grâce! écoutez-nuus!
Calmez ce «.'ounuux !
Mon père, h genoux.
Pour eux je réclame ; Je crois, sur mon àme.
Qu'un traître, un infâme N'eût pas dit déjà Ce qu'il m'a dit ia î
MADAME ROBEKT.
Grâce ! écouttz— nous .' Calmez ce courroux :
Voyez ce jaloux !
On embrass' sa femme , La fureur l'enflamme.
Et je crois, sur mou âme, Qu'il voudrait déjà Qu'on pendît pour ça.
ROBERT
Oui, je suis jaloux !
C'est r droit d'uu époux!
Un gueux qui ctiez nous Embrasse ma femme !
Oui, je le proclame.
Un traître, un infâme !
Etj'voudrais déjà L'voir pendu pour ça !
LES MÊMES, FOSSEUSE
FOSSELSE. entrant très ému.
Monsieur Broussel !•..
BROLSSEL-
Ils sont arrêtés'.'...
TOUS-
Arrêtés!...
FOSSEUSE
C'est vous que je viens arrêter.
BROUSSEL
Moi!
* Kcbert, mademe Robert, Ciotiide, Brouisel, Fosseus^.