‹ ThéâtreChapitre 8 sur 462 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

FOSSEUSE

Non ! ... ils se portent très-bien ! . . .

BROLSSEf,.

Bah! on avait dit qu'ils étaient tous morts!...

FOSSECSE.

Chut!.. [Il s approche pour lui parler mystérieusement et à demi voix.) On a dit cela, pour les inibécilles, dans le peuple.

BROUSSEL

Tiens! tiens! mais alors on m'a traité comme... le peuple. FOSSEUSE', à part.

Parbleu!... il n'est pas fort le bonhomme .. .

[Eîi ce moment Nacailles entre vivement par la chambre de Dorothée, et apercevant Broussel et Passeuse, il se jette derrière la 'porte qui est restée ouverte)

BROUSSEL

Après ça, il s'est sans doute échappé avec les autres !

FOSSEUSE

Il paraît que non, puisque sa famille l'a fait réclamer...

BROUSSEL

Alors il est évident qu'il est caché dans Paris.

FOSSEUSE

Sans doute!... mais toutes les portes'sont bien gardées; on fait les recherches les plus minutieuses... La cour, veut, dit-on, faire fusiller un officier des nôtres, pour effrayer la Fronde... Il serait bon de se ménager de justes représailles-., pour effrayer les Mazarins

BROUSSE^

C'est affreux

Plaît-il^...

C'est juste!..

FOSSEUSE

BROUSSEL

Air : Du charlatanisme.

Oui , le moyen est des meilleurs.

Pour s'effrayer les uns les autres ; Tantôt nous tuerons un des leurs.

Tantôt ils tueront un des nôtres.

Et pour peu, dans chaque parti.

Que la concurrence soit bonne, La guerre ira plus \ite ainsi ; Et pour se battre, Dieu merci !

Il ne restera plus personne.

iO LES MITS BLANCHES.

Page 1