‹ ThéâtreChapitre 125 sur 290 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

MADELON, à part.

Bon ! ça va bien.... le pauvre diable N'a plus d'appétit.

BENOIT

Voici du vin....

Ça, mettons-nous à table, Savourons ce jus délectable,

Vive le vin !

Qui rend la gaîté plus durable, La vieillesse plus supportable ?

C'est le bon vin.

Allons, mets-toi là, mon vieux, et moi ici.

UADELON, bas à Vincent.

Ayez ben soin de mettre de l'eau dans son vin I entendez-vous, sans ça...

BENOIT, à Madelon.

Eh bien, et mon plat d'oreilles que je t'avais tant recommandé ?

VINCENT

Hai ! hai ! bai !

BENOIT

Je ne le vois pas, ça aurait peut être fait plaisir à Vincent.

VINCENT

Merci, merci.

MADELON

Ma fine, not' maître, je n'ons pas eu le temps, faudra que Monsieur s'en passe.

VINCENT

Voilà que ça le prend.

BENOIT

Tu dineras donc sans oreilles, mon ami ; beureuse-

ment, (Montrant la dinde.) voilà qui te dédommagera. (Coupant du pain.) Le diable soit de tes couteaux... ils ne coupent jamais.

MADELON

Je les f'rons repasser demain.

BENOIT

Demain ! il sera bien temps.

VINCENT, â part.

Je n'en réchapperai pas.

BENOIT

Mais nous sommes à une lieue l'un de l'autre.. Que diable, il y a assez longtemps que nous nous sommes vus pour nous rapprocher un peu davantage.

Tiens, mettonS-llOUS-là. (Il se met de manière à faire face au public.

Côte à côte !

Viens donc !

VINCENT

M'y voilà.

BENOIT

Approche encore, encore.

VINCENT

Merci... j'aime à avoir, à table, mes coudées franches.

MADELON, •' par'- Il n'est pas à la noce.

BENOIT

A ton aise; buvons. (Vincent veut lui verser de l'eau). Fi

donc, pur !.. comme l'amitié qui nous lie.

VINCENT, à par!.

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