‹ ThéâtreChapitre 135 sur 290 · BENOIT, VINCENT, MADELON · texte numérisé non relu

BENOIT, VINCENT, MADELON

BENOIT, liant aux éclats.

Ah! mon pauvre Vincent, que je suis fâché de l'affaire désagréable...

Voilà qui est iini, mais que diable ta servante avait-elle besoin de me jouer un tour pareil pour dîner à table !... Suis-je plus ridicule que toi ?

MADELON

Quoi ! vrai, vous auriez consenti ?...

VINCENT

Et j'y consens encore... Est-ce que je ne soupe pas quelquefois avec Marianne ? Mettons-nous à table, et tu verras si je boude.

MADELON

Kh ben, morguenne, je vous prenons au mot.

BENOIT

Tu te mettras entre nous deux, et quand vers le dessert nous sentirons notre faim s'apaiser, nous te regarderons, et tes yeux nous remettront en appétit.

MADELON

Ah ! ça vous plait à dire.

VINCENT

Non. ma foi, il a raison.

Air de Robin et Marion (de M. Porro]

Sans embarras ni contrainte, Viens te mettre entre nous deux....

Et n'en conçois pas de crainte.

Tu n'es pas entre deux feux.

Remplir, vider notre verre, Entonner un gai flou flon, C'est notre seul savoir faire Pour les yeux de Madelon.

VINCENT

Jamais, jamais je m'en vante, Je n'avais tremblé si tort ; Et grâce à mou épouvante.

Dont je me ressens encor, Je ne pourrai de ma vie,

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