‹ ThéâtreChapitre 148 sur 290 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Me réservant toujours le droit de vous apprendre Quel est l'homme qu'ici vous allez recevoir... De part et d'autre, ainsi j'ai rempli mon devoir; Libre à vous, à présent, d'accueillir sa demande Ou delà refuser... Que madame commande, Et je cours à l'instant... Seulement, songez bien, S'il faut trancher le mot, que c'est un franc vaurien. Vous voyez à quel point sa visite est suspecte.

MADAME SAINVILLE

Oui.

GAILLARD

Que vous ne sauriez être trop circonspecte.

MADAME SAINVILLE

Non.

GAILLARD

Que ce militaire est des plus séduisants.

MADAME SAIN VILLE

Sans doute.

Que déjà votre fille a seize ans.

MADAME SAINVILLE

C'est vrai.

GAILLARD

Qu'il ne faudrait qu'un seul mot, une oeil-

MADAME SAINVILLE. [lade...

Hélas! oui.

GAILLARD

D'où je vois que de mon ambassade Le résultat sera...

MADAME SAINVILLE

Qu'à toute heure du jour De monsieur de Sainville on recevra la cour.

GAILLARD, stupéfait.

Bah!

MADAME SAINVÏLLE.

Et qu'en paraissant, par la mère et la fille, Il sera regardé comme de la famille.

GAILLARD

Je tombe de mon haut !

SEXE V Le> Précédents, JENNY, apportant le voile.

.ÎENNY.

Partons, il se fait tard.

Voilà ton voile.

MADAME SAINVÏLLE.

Donne. Adieu, monsieur Gaillard.

GAILLARD, à p.irt.

On n'est pas plus coquette ou l'on n'est pas plus folle Et sa fille vraiment est à fort belle école!

JENNY, revenant a Uaillard.

Ab! si monsieur Blincour venait, ditesdui bien Que je vais rentrer.

(Elle va rejoln.lre sa mère.)

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