‹ ThéâtreChapitre 196 sur 290 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Trouva Colin

Près du moulin, Qui revenait du village, Et passait son chemin.

Elle ramasse, etc.

Je ne vois rien dans ces couplets que de très décent et très moral. (Prenant du tabac.) Puisqu'ils avertissent les fillettes novices de redouter la malice et la voix séductrice du vice qui les entraîne vers le précipice où trop souvent le pied glisse, (n étemue.)

TOUS

Dieu vous bénisse.

LE COMMISSAIRE

Or sus donc, voilà le susdit Pinson mon prisonnier... il ne s'agit plus que mettre la main dessus.

ROSSIG.NOLETTE.

Oh ! ça me regarde, parce qu'il faut que vous sachiez que je lui ai donné dans l'œil, et qu'il doit venir à la brune ici, où je lui ai promis de me trouver, pour la frime, s'entend.

LE COMMISSAIRE

Comment! non content d'avoir troublé le repos public, il veut encore porter atteinte à celui des ménages, et au mépris du plus sacré des nœuds, il ose... ah !

(On entend la ritournelle de l'air suivant.)

Air : En attendant l'heureux effet.

De la flûte et du tambourin Le sou se fait entendre, Hàtons-nous mes amis, de nous rendre A ce joyeux refrain.

LE COMMISSAIRE

Peut-on crier comme cela?

Oubliez-vous que je suis là?

Chantez, criez tout doucement, Sautez tranquillement.

TOUS

De la flûte, etc.

LE COMMISSAIRE, à Rossignolette.

Ici Pinson retenu par vos charmes, De vos genoux passera dans mes mains, Et prudemment avec mes deux gendarme; Je vais de Sceaux garder tous les chemins.

TOUS, en sortant, excepté Rossignolette.

De la flûte et du tambourin, etc.

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