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SCÈNE VIII

Jl n'est point d'âge à l'abri de ses traits ; Son seul aspect enflamme la jeunesse, De la vieillesse il déride les traits; Soumis par toi, quand je te rends les armes Un vieux garçon te les rend à son tour : Et nous devons tous les deux, à tes charmes, .Moi, mon premier, lui son dernier amour.

HENRIETTE

Pourtant, si les informations que mon père est allé prendre n'étaient pas en votre faveur?

EUGÈNE

Pouvez-vous le supposer ?

HENRIETTE

Je m'en rapporte à vous; moi, je ne sais pas ce que vous faisiez au Havre.

EUGÈNE

Mes études de marine.

HENRIETTE

Que cela?

Vous croyez que ce n'est rien?

Air : Eh! vogue, vogue (du Vaisseau amiral .

J'apprenais l'art de voyager

Sur les vastes plaines de l'onde :

J'apprenais à m'y diriger

Contre la lame et le danger.

Sans bouger, parcourant le monde,

J'ai visité tous les climats.

Et ceux où le tonuerre gronde,

Et ceux que glacent les frimas;

J'ai déjà de l'Ile-de-France

Et du cap de Bonne-Espérance

Reconnu le paisible bord.

SAN— GÊNE, dans la coulisse.

Amis, un dernier verre encor.

HENRIETTE, à Eugène.

On vient, fuyez...

EUGÈNE

Oui, mais j'espère.

Par l'hymen conduit vers Cythèrc, Y toucher bientôt à bon port, Avec gentille pèlerine ; Et vive, vive (ter.) la marine !

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