SCENE XXV
LES PRÉCÉDENTS ; SANS-GÈXE. reboutonnant son habit, et ayant une coilTe de nuit.
SANS-GÊNE
Eh bien ! qu'est-ce qu'il y a donc encore?
DTMONT, dans la plus grande colèra.
Il y a que ma maison n'est pas une auberge, que je ne loge ni à pied ni à cheval, et que vous allez me faire le plaisir de décamper tous d'ici.
LES VOYAGEURS
Décamper ! Quel humiliation !
Ah! mon vieux camarade, est-ce bien loi qui me parles ainsi ?
DUHONT.
Oui, de par tous les diables, c'est moi.
SANS-GÈNE
Et voilà les amis du jour !... C'est ton dernier mot ?
DUMONT, outré.
Oui, oui, oui.
SANS-GÊNE, suivant toujours Duniont, qui marche avec impatience. Air : Époux imprudents.
Adieu, puisque je t'importune :
Mais tu sentiras, mon ami, Que jouir seul de sa fortune C'est n'être riche qu'à demi :
Plus d'un camarade me reste.
Qui, de l'amitié, suit la loi ; El Pylade, chassé par toi, Peut trouver encore un Oreste,
(Pendant ce couplet, Sans- Gêne cherchant son mouchoir pour essuyer ses larmes, et ne le trouvant pas, prend celui de liumont qui lui sort d* le poche, s'en essuie les yeux, et le lui rend, en disant:) Tiens, je te
le rends trempé de mes larmes... Adieu...
(Il sort.'»
DUMONT
Au diable! vous et les vôtres! Vous m'entendez, Messieurs ? Bonsoir.
LES VOYAGEURS
Reprise du chœur précédent .
Ah ! quel outrage abominable :
Nous exposer à cet affront !
Jamais, jamais accueil semblable.
N'a fait encor rougir mon front.
Ils sortent.)