‹ ThéâtreChapitre 282 sur 290 · SCENE XVIII · texte numérisé non relu

SCENE XVIII

PINCÉE

C'est?.

Air : On va lui percer le flanc.

C'est pour te percer le flanc, Eu pleiu plan.

PINCES

Quoi, le flanc De ton tendre amant?

MADELAINE

C'est pour te percer le flanc Par ordre de mon père.

PINCÉE

Par ordre de ton père?

Eh ! quand donc ça, ma chère?

MADELAINE

Quand je te verrai ronflant.

En plein plan.

PINCÉE

Mais vraiment Ton père est charmant.

MADELAINE

Ainsi, tiens, crois-moi, va-t'en !

PINCÉE

C'est c'que j'ai d'mieux à faire.

Mais avant tout, jurons que distance, absence, intervalle, éloignement, rien ne pourra nous séparer.

MADELAINE

Air : Bon voyaye, cher Dumollet.

Ah ! nourris, mon ami, nourris

Les feux chéris.

Qui pour moi, te consument.

Que toujours par l'espoir nourri?.

Ils se rallument Dans ton cœur épris.

PINCÉE

Te planter là, tout juste à l'instant même Où l'hyinénée allait m'ouvrir tes bras : C'est assez dur, et surtout lorsqu'on aime; Mais quand j's'rai mort en serai-je plus gras! Ah! nourris, ma femme, nourris, etc., etc.

MADELAI.NE.

Ah! nourris, etc. (Elle sort.)

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