‹ ThéâtreChapitre 48 sur 290 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Précédents, M. VAUTOUR.

A'ICTORINE, à M. Vautour qui éternue toujours.

Dieu vous bénisse !

VAUTOUB.

C'est donc pour vous dire, mademoiselle, que nous tenons le huit. (Apercevant Jeannette.) Ah! parhleu, petite laitière, je vous trouve là fort à propos.

JEANNETTE

Et pourquoi donc, Monsieur ?

Nous avons quelque chose à démêler ensemble.

JEANNETTE

Ensemble !

VAUTOUR

C'est donc pour vous dire que je trouve très mauvais que vous fassiez stationner votre charrette et votre âne devant ma boutique, tous les matins, depuis six heures jusqu'à onze.

JEANNETTE

.Mais, Monsieur, la rue n'est-elle pas libre?

VAUTOUR

La rue ne l'est pas, Mademoiselle, la rue ne l'est pas. Je suis propriétaire jusqu'au ruisseau... Grâce à vous, dans la matinée, je ne vends pas une once de tabac, pas un cigare; n'y a-t-il pas de quoi fumer ?

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