‹ ThéâtreChapitre 127 sur 292 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

VALONNE

Ah ! politiquement... C'est très-beau !. . Maxime digne d'un grand peuple !

LE MAUQUIS.

Alors, que chantes-tu avec ta noblesse, si tu approuves cela?...

VALONNE

Eh bien... oui; tous les nobles sont égaux... entre eux.,, les bourgeois sont égaux. ..les manants sont égaux. ..tout le monde est égal ! C'est comme en Amérique !,.. (n se lève.)

LE MARQUIS

Ah ! ton libéralisme n'est pas dangereux, tu comprends heureusement la chose.

VALONNE, d'un Ion dégagé.

Je saisis vite, j'ai fort approfondi les questions politiques.

LA BARONNE

Vous avez adressé une demande au maréchal ?

VALONNE, allant à la Baronne.

Non, cousine, mais je- le ferai... J'ai des titres à cette promotion... je n"ai -jamais servi... monépée est restée au fourreau... lidèle à son roi. Depuis mon arrivée, j'ai déjà su montrer mon dévouement, j'ai eu quatre duels pour la bonne cause.

Enfui, nous te placerons toujours bien quelque part.

VALONNE

Oh ! je ne veux être que mihtaire, moi ! (ii va se rasseoir.) Rien ne me semble beau comme un homme d'épée... ainsi que je le disais hier... à Larivet, un jeune colonel en retraite, à qui j'ai servi de second il y a finit jours... dans une affaire avec des officiers étrangers, une partie carrée... nous avons gaillardement couché nos deux hommes sur le pré... le colonel tire comme moi... (ii te lève et va à la Barnuiio). Madame, ce jeune homme trompe le demi-cercle, comme le ferait une mécanique... (il fait le gesie.) pan, pan! pan, pan! Parade impossible, chaque coup tue... C'est un garçon charmant!

52 Kt: RETUL H Dl M VRI

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