‹ ThéâtreChapitre 15 sur 292 · DUCHA? EAU · texte numérisé non relu

DUCHA? EAU

Mon cher, figurez-vous d'abord une femme de vingthuit à trente ans, charmante dans toute l'acception du mol; plutôt mignonne que grande, des traits fins et réguliers, k- leiut pAle, un air sympathique et doux. Dès

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qu'elle chante, elle domine tout; ses grands yeux iioirr jettent des éclairs de passion : c'est Corinne, c'est la muse tragique.

DANIEL

Oui, je nie la rappelle, je l'ai entendue autrefois.

DUCHATEAU.

Autrefois ? alors, vous n'avez rien entendu ; sa voix est aujourd'hui dans toute sa splendeur, trois octaves; une voix de chair, comme disent les Italiens; un talent! un sentiment musical! une expression dramatique!

DANIEL

Quel enthousiasme I

DUCHATEAU.

Je ne suis que juste. Voyez-vous, plutôt que de manquer cette représentation, je sacrifierais... tout.

STLVAIN.

Même ton Ills?

DUCUATEAU.

Surtout mon fils.

SYLVAIN

Al)raham !

DUCHATEAU.

Non, je ne suis certes pas enthousiaste !

DANIEL

Mais quand vous le seriez, je vous en féliciterais comma d'un l)()iiheur.

DUCHATEAU.

J'avoue que la mu ique me passionne. J'ai fait deux jtaiis de ma vie, la meilleure appartient k l'art, mais l'imc ne prend rien sur l'autre. Quand je suis à la Cliarabre, c'est Lien...

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