SCÈNE VII LE MARQUIS, LA BÂROJ^NE, a«ise
LIi MARQUIS.
A pied ou à cheval! en voilà un qui mourra dans la peau d'un fier excentrique!... Vous ne m'écoutez pas?... A quoi pensez-vous, ma chère?...
LA BAKUNNi;.
A rien !
oh! je connais cette réponse-là... c'est ordinairement celle qu'on t'ait quand on pense trop.
LA BARONNE
•le m'engourdis.
Li; MARQUIS.
Hum! (Après un siieuce.) L'avez-vous VU, cette nuit, au bal?
LA lîARONNK.
«Jui.
LK MARQUIS
Il part demain.
LA BARON m:.
Demain ?
LE MARQUIS
Irrévocablement, ses dépêches doivent être signées ce soir.
LA BARONNE
11 Yousi'a.dit?...
LE MARQUIS
11 m'a renomelé sa parole.
LA BARONNE
11 part... Mui... mais il emporte son amour.
S!i LK UtTOUr. DU MAUI
LE .M.\nQti<.
Il nV'ii a que plus ilcinérilc!... Voyons, ne vous a-t-il pas obéi en vrai {-'cntilliomme? Est-il venu une seule fois?... Et, cependant, il a dû résister aux instances de votre mari, qui s'étonne beaucoup de sa froideur. — C'est toujours comme cela depuis Ménélas. Le mari s'entête à ramener à la maison le galant chassé par la femme... et on dit que l'amour a un bandeau... c'est riiymen qui le porte !
LA DAKUN>'E.
Contran n'e&t pas venu ici, c'est vrai... mais il a su nous rencontrer une fois chez la duchesse de Naranjais, et cette nuit encore...
Li=: MABQL'IS.
Ah! en conscience, il ne peut se dispenser ni des devoirs de sa parenté, ni des devoirs de son état... Ne lui avez- vous point parle à ce bal ?
LA BARONNE
Le pouvais-je?... N'étais-je pas obsédée par la présence de mademoiselle de Chaulieu, qui ne m'a pas rpiiltée dès qu'il est entré ?
LE MARQLIS.
Ah!... Pardieu!... Je voudrais bien savoir laquelle de vous deux garde l'autre. — Croyez-vous qu'Andrée ail des soupçons sur le passé?