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SCÈNE XIII LA BARONNE, LE MARQUIS, LE BARON

LE,MARQUIS, allant cliercbcr li Baronne à ganolie.

Venez, ma chère!... (un siionce.) Vous avez compris tous deux la nécessité de vous séparer... mais [lour le monde, ta femme ne doit point te quitter .en fugitive, cela doit s'accomplir dignement, comme nous l'avions projeté... Tu pars demain pour Londres, Jane ne te suivra pas... et plus tard...

LE Baron, l'impirompant.

Je renonce à ce projet, mon oncle, je vais donner ma démission au roi, et je quitterai la France pour n'y plus revenir.

LE MARQUIS

Que dis-tu?

LE BARON, à la Baronne.

J'ai compris que le sacrifice était au-dessus de vos forces, madame, et je vous rends votre liberté... cette fois, pour toujours.

LA BARONNE

Ecoulez-moi, monsieur, j'ai peut-être perdu le droit de vous parler sans rougir, car j'ai oublié en un jour dix années de vertu... 11 y a dans la vie des moments où la raison succombe sous le poids des douleurs. Vous l'avez éprouvé, monsieur.

LE BAnON.

Je n'ai pas le droit de vous accuser, madame; mais, du moins, après cet oubli...

Monsieur, je vous demande pitié. ..Oui, j'ai lailli succomber à une passion qui m'entraîne et me domine... j'ai espéré que celui à qui je livrais ma vie ne pourrait m'abandonner...

LE BARON

Madame...

LA BAUOANE.

Je n'atténue pas ma faute... c'était là mon espoir, je l'avoue ; mais quand je me suis vue sur le pencbant de l'ubime (pii sépare la femme sans reproche de la femme sans honte, (piand je me suis vue seule chez lui, quand je me suis sentie abandonnée, perdue... oh! j'ai reculé avecépuuvante!... (l'est une terrible leçon, monsieur, je ne l'oublierai jamais.

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