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ACTE

prendre; tu es assez vieux pour raisonner. Encore une fois, vivons en camarades. Je te donne le droit de discussion, je ne veux pas que la crainte du père te prive des conseils de l'ami.

GEORGES

Merci.

LIRMAY.

Voyons, pourquoi deviens tu si sauvage?... L'on ne te voit plus au bois, à l'Opéra... tu n'étais pas à Chantilly...

GEO RGES.

Je suis un peu las du bruit... je me repose.

LIRMAY.

Allons, ne vas tu pas donner aussi dans cette affectation de raison précoce, trop commune aujourd'hui ?... Travaille, si tu es ambitieux ou si cela t'amuse, mais, morbleu, sois de ton âge !... et ne va pas te poser, à vingt ans, en roué dégoûté de la vie!... C'est ridicule, mon cher!... et cela m'inquiète !

geor'ges.

Mais, mon père...

LIRMAY.

Un changement si subit n'est pas naturel... Tu es amoureux !

GEORGES

C'est vrai... Me le reprocherais-tu?

En principe, non, je ne suis pas bien collet monté, tu le sais; seulement, j'aimerais encore mieux te voir une bonne folie en tête qu'une passion mystérieuse, c'est plus gai et moins dangereux.

, GEORGES

Mais, mon père, je n'ai pas de secret ; j'aime ma cousine, que je dois épouser dans trois ans.

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