ACTE I
JULIEN
Sans VOUS;, j'eusse consumé ma vie dans ces travaux arides qui donnent le pain du jour^ car je devais travail. er pour deux. l']u recueillant généreusement ma cousine, vousm'avez affranchi, et j'ai pu risquer ma vie contre la fortune'... J'ai gagné!... grâce à vous.
MADAME DE LIRMAY.
Vous exagérez votre reconnaissance.
.lULIEX.
Non, car vous ne savez pas tout. Vous ne savez pas que, depuis quatre ans, j'aime Renée de toutes les forces démon âme.
MADAME DE LIRMAY.
Vous l'aimez?...
JULIEN, avec eiillioiisiasme.
Je l'aime comme on aime un cœur qu'on a formé, de l'amour d'un frère, de l'amour d'un amant... C'est pour elle que j'ai lutté, c'est pour elle que j'ai vécu !...
MADAME DE LIRMAY.
Et... sait-elle que vous l'aimez?
Non, car je ne voulais pas qu'elle engageât sa vie à la mienne avant que j'eusse assuré l'avenir. Ah ! qu'il, me tarde de lui dire: Je suis riche, je t'aime, tes malheurs sont finis!... Où est-elle?
MADAME DE LIRMAY, trw-troulilée.
Je ne sais..> elle est à Paris... je crois.
JULIEN
Comment?...
44 \.\ Sr.CONDF .IKl'NESSE
.M.Vn.VMK l>E LIUMAY, de miMiiP.
Elle n'habite plus près de nous... et. .
.IULIEN, atlerré.
Elle a quitti' votre maison ?
MADAME DE LIKMAV.
Oui... depuis deux ans. Ne le saviez-vnus pas'
.ILLIE.X.
Mais elle ne m'en a rien dit... et il y a un mois, je lui écrivais encore ici .
MADAME DE LIRMAY.
Elle aura chargé quelqu'un... de lui faire pirveuir vos lettres...
.ILLIE.N.
.Ml !.. ce que vous me dites me terrifie.