ACTE II ijl
RENÉE, souriant.
N'est-ce pas vous qui iiio los a\oz mis dans l'e.-iiiit, ces rêves?... Si je vis dans les nuages... c'est votre faute... tfichez de m'y suivre.
LIRMAY.
Moqueuse !
RENÉE
Je vais déjeuner pour vous faire une concession... Savezvous que vous avez lair d'un jaloux ce matin ?
LIRMAY.
El si je l'étais?...
RENÉE
De qui pourriez vous l'être? Je ne vois que vous et ce lion Roland.
LIRMAY.
On peut être jaloux du passé.
RENÉE
C'est vrai !... Olij dans le ])assé j'ai eu de grandes passions, au sortir- du couvent... D'abord j'ai aimé Paul... et je l'ai enlevé à Virginie... Mon second amour a été pour Roméo... I.e troisième...
Méchante !.. Et... plus tard, voyons... Julien, ]iar exemple?
RENÉE
Ail! lui. jt> l'ai aimé de toute mon àmo, comme un frère.
LIRMAY.
Ah!
RENÉE
Est-ce de lui (\\\q vous seriez jaloux ?
LIRMAY.
Non... Parilonne/.-nit»i cette crainte [luthile... jai si peur (le \itus iterdre...
RENÉE
Chassez ces paiiillons Meus, et finissons de déjeuner...
Allons... (Ils s'asseytMii." Mais ]Kmi'qii(ii ne vnxons-nous jtas liuhind?
LIRMAY.
Ah ! il lui est arrivé une aventure... il a rompu avec ses amours.
RENÉE
Encore?... Pauvre Roland, lui accoutumé à une vie paisible, rangée !... Alors, nous allons le \oir plus amer que jamais.