‹ ThéâtreChapitre 245 sur 292 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

femme n'a qu'une excuse : c'est sa constance dans l'affection pour laquelle elle a trahi ses devoirs. — Ah ! j'ai mal compris la vie, je le vois, et je paye chèrement mon erreur, puisiiue vous avez le droit de venir me mettre la rougeur au front.

ROBERT

Madame...

Ce n'est pas un reproche; vous m'éveillez d'un triste songe... je rachèterai le mal que j'ai fait.

ROBERT

Merci.

RENÉE

Seulement... laissez-moi tout vous dire. Il me paraît indigne... de quitter... monsieur de Lirmay au moment de sa ruine, et c'est là ce que vous me demandez, n'est-ce pas?

ROBERT

Oui, madame...

RENÉE, vivement.

Ne croyez pas que je recule devant une expiation... mais songez que cette rupture, c'est le désespoir pour lui...

ROBERT

Il est des douleurs salutaires. Il ne souffrira pas plus que sa femme, qui espère et attend que l'âge ou la pauvreté le lui ramène. Il vous aime, tant mieux, son désespoir le sauvera peut-être de la vie folle où il se perd .. Enfin... vou"s sawz tout, madame; maintenant... prenez conseil de votre cœur,'je ne saurais rien ajouter, (ii salue.)

RENÉE, voyant entrer Lirmay.

Monsieur do Lirmav !...

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