SCÈNE VII LIRMAY, RORERT
^LIRMAY, maîtrisant avec peine sa colère.
Que venez-vous faire ici, Robert ?
ROBERT, avec le plus grand calme.
Une visite, cher beau-père.
80 LA SECONDK JEUNESSE
Nous avons toujours été bons amis, répondez-moi sincèrement.
RODERT.
Mais que trouvez-vous de si extraordinaire à ce que je vienne dans un lieu... où vous venez vous-même?
LJUMAV, s'emportaul.
Oh! parlons sans détours. Moi, j'y viens... parce que... Enfin... vous savez fort bien pourquoi je viens ici.
RORERT.
J'aurais voulu l'ignorer.
lu; MAY.
Mais vous ne l'ignoriez pas, et je vous lo dis parce qu'il imparte de dessiner nettement nos situations. J'ai tort ! je le sais; je suis sous le joug d'une passion folle à mon fige, je fais le mallieur des miens... Vous ne serez jamais plus sévère pour moi que je ne le suis. Vous le voyez, je n'atténue pas mes lorts... Mais la raison est impuissante contre les passions, on les subit, on ne les règle pas. Nous connaissons le monde, nous savons vivre, expliquons-nous donc franchement.
ROBERT
Je n'ai rien à vous dire... Vous êtes le maître de vos actions bonnes ou mauv;iises... Je n'ai pas rechcrclK; celte confidence, et si vous avez des torts... je désire les ignorer. Ainsi...
LIRMAY, l'arr.'ianl.
Non, Robert, il faut que nous vidions celte question une bonne fcis, pour n'y plus revenir. Une explication est nécessaire quand je vous trouve dans cette maison.