ACTE TIl
ROBERT
Aucun... Qui peut vous faire croire?...
MADAME UE LIRMA Y.
Ah ! je ne peux pas vous dire... ce fpje je crains. Mais j'ai peur... peur poursa vie!... par grâce, veillez sur lui, et si vous appreniez qu'un péril le menace... j'aurai du courage...
ROBERT, voyant entrer Anna et Georges.
Voici Anna !
ANNA^ entrant avec Georges.
Ah !... on se tait quand j'arrive... vous parliez de moi.
Justement... et j'exprimais mes craintes...
ANNA, l'interrompant.
Oh ! l'homme prudent!... Il y a des jours où il observe si le ciel ne.menace pas de tomber.
ROBERT
C'eèt que vous êtes dessous, tête évaporée I
ANNA
Évaporée! quelle insolence !
JEAN, entrant avec un plateau.
Des lettres pour monsieur.
MADAME DE LIRMAY.
Il est occupé. Mettez-les là.. (Jean dépose les lettres sur la lalilr et sort.)
GEORGES, il madame de Lirmay.
Mon père parlira-t-il avec nous?
lis LA SECONDE JEUNESSE
MADAME DE LIUMAY.
Je respire .. Pourtant il se pourrait qu'une aiïairc... qu'il m'a confiée nous retardât de quelques jours.
ANNA
Bien! Alors vous ne viendrez pas. Je connais monsieur mon père.
MADAME DE MllMAY.
Mon enfant, tu parles trop légèrement.
ANNA
C'est vrai, toujours des affaires. (ARobcn.) Si jamais tu on as, toi, tu verras.
ROBERT
C'est toi qui les dirigeras.
ANNA
Mais je m'y entendrais. (Rogardani les IctU-os que Jean a (Imposées sur la table.) Ail! justement, un papier timbrô!... des nouvelles du procès Cliavart.
MADAME DE LIRMAY, d'un Ion dislrail.
Vraiment ?
ANNA, ouvrant W piipicr.
Vraiment!... Écoutez tous... j'adore l'aimable langage de la loi. Se voir condamner... On se condamne cliacun de son côté dans tous les actes qu'on s'envoie.
ROBERT
Laisse cela, tu n'y comprends rien.
ANNA
C'esî ce qui me ravit, (i.is,'.ni.) « Tribunal de commerce..,»