‹ ThéâtreChapitre 277 sur 292 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

MADAMK DE LIUMAY, avec uno (li;^nilc suprême.

Oui, je savais tout... Une mallieurcuse enfant, confiée à notre protection, déshonorée près de moi, entie mu fillo et mon fils, sous mon toit... Le foyer domestique souillé par relui (lui devait en garder la pureté... Je savais tout... et je me suis tue, car des reproches auraient ouvert un ahîme entre nous... J'ai voulu vous conserver le respect et la tendresse de vos enfants, et, dans C3t écroulement de mon bonheur, j'ai voulu que du moins la dignité du itère restât debout.

LIUMAY.

Ah! tu as dû me maudire!,..

MADAME DE LIRMAV.

Je ne vous ai point maudit, je vous ai plaint de dé(;hirer un cœur (lui vous aimait ardemment... Vous voyant sans cesse éloigné, j'a\ais compris que vous étiez dominé par une funeste passion ; mais plaçant mes devoirs d'épouse et de mère au-dessus de mon repos, appelant à mon aide Dieu , ma conscience et ma raison, j'ai compris qu'il \ient un jour où l'épouse ne peut plus être une amante, je me suis résignée. ..J'ai souffert et j'ai prié...

LIHMAY.

Ah ! pauvre femme !

MADAME LIUMAY.

Je vous ai pardonné. Malgré les cruelles épreuves auxquelles il a plu à Dieu de me soumettre... je n'ai jamais douté de vous... Je savais que cette démence passerait et que votre cœur, épuré par les déceptif-ns, me reviendrait plus digne... c'était là le secret de ma patience et l'aliment démon courage... Maintenant que cette douloureuse expérience est achevée, reprenez votre place de père et d'époux, et appuyez-vous sans crainte sur moi.

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