ACTE IV
MADAME DE LIRMAY^, vivement.
Oh ! parlez, et quoi que vous exigiez, je vous le jure, je le ferai.
JULIEN
Je ne puis accepter qu'une jéparalion... Ma sœur a été séduite par votre tlls...
MADAME DE L IRMA Y, épouvanléo.
Mon fils !... Monsieur, que dites-vous?
JULIEN
Mais... n'est-ce pas pour lui que vous tremblez ainsi?
MADAME DE LIRMAY.
Mon fils!... ce.n'est pas mon fils!
JULIEN
Ce n'est pas lui?
MADAME DE LIRMAY, d'une voix brève.
Non...
JULIEN
Mais qui^donc alors?... (Comme subilcmcm frappé d'une pensée.) Votre mari?...
MADAME DE LIRMAY, se trahissant par sa terreur.
Monsieur!...
JULIEN, avec éclat.
Votre mari !... Oh! c'est impossible !... et je veux savoir la vérité... Renée!
(il se dirige vers la ehambre de Renée, elle apparaît aussitôt, il la prend par la main et la traîne devant madame de Lirmay.)
SCÈ^E VI
.11' LIEN. RENÉE, MADAME DE LIIOIAY. RENÉEj allcrrce.
Julien
.Tl'Lir. N, li'iino v(ii\ fri-mispanlc.
Est-ce son fils, ou son mari? — Lequel des doux, réponds !
RENEE, ii'osanl lever la lèlc, d'une voix brisée par la lionle.
Ce n'est pas son fils!
JULIEN
Ohl... Mais tu es aussi infâme que lui !. . ta bienfaitriee?... La jouam a terre.) A genoux, malheureuse!... à genoux !
RENÉE
MADAME DE L F li M A Y, à Renée.
Ah ! relevez-vous, ce n'est pas l'heure des supplications; si votre repentir est sincère, jetez-vous entre ces deux hommes qui vont se tuer. Je puis encore vous pardonner si vous sauvez mon mari; j(î laime, moi, d'un amour saint et jiur; c'est le père de mes enfants, c'est mon coi-ur, c'est ma vie!
RENÉE
Mon Dieu !
MADAME DE LIHMAV.
Aous hésitez?... Naurez-vousde courage que jtour le mal ? Humiliez-vous! Je m'humilie bien, moi. C'est p()ur vous venger qu'ils vont se battre! comprenez-le donc!... Mais vous