ACTE IV
ne s'arrête plus; sa vie serait brisée si moi, qui l'eusse faite heureuse et respectée, je n'étais pas là pour la sauver. Voilà ce que vous avez fait!.,. Maintenant, sortez, car il est des hommes avec lesquels on ne se bat pas... on les tue.
ROBERT
Monsieur !
JULIEN, avcchailcur.
Ce n'est pas à vous que je parle.
L I R M A Y , avec rage.
Ah ! (il se dégage brusquement des mains de sa femme el bondit jusqu'à Julien.)
MADAME DE DE LIRMAY, à sou mari.
Mon ami I.,. par pitié!...
LIRMAY, à Julien.
Oh ! vous me payerez ces paroles ! . . .
JULIEN, se croisaul les bras, d'un ton calme cl méprisant.
Regardez donc derrière vous. (Lirmay se retourne, voit sa femme presque évanouie et Robert lui donnant des soins.)
LIRMAY, se préci[)it;:nt vers M'"" de Lirmay.
Ah! pardonne-moi! j'oubliais que pour toi je dois tout subir..-. (A Julien, d'une voix brève.) Vous l'avez dit, mousieur... je ne puis pas me battre, ma vie ne m'appartient plus... Je vous dois une réparation... je m'humilie devant vous et... je vous demande pardon.
JULIEN, avec colère.
Vous demaijdez pardon?
LIRMAY.
Prenez garde, monsieur, il me faut du courage pour faire ce que je fais...
JULIEN
Vous parlez do votre courage! que pcul-il réparer? el que deviendrait votre victime si je n'étais pas là?... Votre courage?... comparez-le au mien... Pour la sauver... moi, je l'épouse!
RENÉE, allcrri-e.
Julien, que dis-tu?... c'est impossible!...
JULIEN, la rcpoiissaiil.
Ah! tais-loi! tais-toi!... j'ai besoin d'oublier! (u lombc sur
un divan cl sa colère se fond dans des larmes.) ROBERT, àLirmay.
Voilà un homme que les uns jugeront fouet les autres sublime ! ^
L I R M .\ Y , aUcrré cl comme effrayé de sa pensée .
Robert. . nous ferons demain ce que vous m'avez demandé.
nODEKl.
Ah! ma fui, non!... Si vous devenez vieux... j'aime mieux rester jeune.
FIN
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Uchard, î'iario • Théâtre
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