ACTE II
FIA.MMINA.
Oui, et ils m'ont rendue bien (ière. H y a dans ces éloges des délicatesses et des aperçus auxquels ne nous habituent pas nos joun/aux d'Italie. En vérité, l'accueil que je reçois me prépare de vifs regrets pour le jour où je quitterai la France.
Comptez-vous nous quitter après la saison?
FIAMMINA.
Hélas! il le faut, je suis engagée à Londres.
MADAME DUCHATEAU.
Ne prendrez-vous aucun repos après tant de fatigues?
FIAMMINA.
Ces fatigues sont notre vie, à nous autres artistes; notre cœur ne bat que dans cette atmosphère d'émotions sans cesse renouvelées, le calme nous effraye même; il nous faut le bruit, la lutte, le succès.
SYLVAIN
Quelle telle existence! parcourir le monde en triomphateur, au lieu de yégéter!... Ah! j'aurais voulu être artiste!
FIAMMINA.
Oh! ne nous enviez pas trop. Tout cela est charmant, vu des stalles ; mais les gluires du théâtre sont un peu comme les décors : il ne faut pas les voir de trop près.
(Elle se lève.)
MADAME dL'CIIATEAU, se levant aussi.
Voulez-vous faire un tuur de jardin, madame?
FIAMMINA.
Volontiers, (a Sylvain.) Je verrai en même temps le
camélia violet. (Madjme Duthàuau passe à droite.) LAUIIE, se levant.
Ah! monsieur Henri 1
SCËNE V.