‹ ThéâtreChapitre 40 sur 292 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

DAM EL

Vous m'avez mal compris : au contiaire, le mariage élait vrai, le veuvage ne l'était pas. Je ne suis que séparé de ma femme... elle vit encore...

PUCHATEAU.

Ah!... elle est toujours en Italie?

DANIEL

Elle est ici... vous la connaissez... c'est la Fiammina.

DUCHATEAU.

La Fiammina!... qui a chanté hier aux ItaUens?...

DAM EL

-Oui.

DUCHATEAU.

Mais c'est impossihle... le nom vous a trompé... vous ne l'avez pas vue... elle paraît à peine trente ans.

DAISIEL.

Elle parait plus jeune que son âge, voilà tout.

DUCHATEAU, iuteirogeant Daniel du regard. Eh bien! mais... lord Dadley?... (Oaniel baisse la tcte sam

répondre.) Ah! je 118 sais'vraiment que vous dire... cette révélation me' prend au dépourvu et me met dans un embarras...

DANIEL

Je le conçois, mon anïi, et c'est pourquoi j'ai voulu tout vous dire avant de tenir pour engagée la parole que vous me donniez.

DUCHATEAU.

Écoutez, Lambert, nous sommes de vieux amis, n'estce pas?.. Vous savez toute l'estime que j'ai pour vous, pour votre fils..., ce que vous m'apprenez là mérite réflexion, eh bien ! réfléchissons et nous en reparlerons.

DANIEL

Bien ; j'avais un peu prévu votre réponse.

62 LA FIAMMINA

DICHATEAU.

Croyez que rien ne m'est plus pénible que le langage que je vous tiens, mon ami. Vous savez que je n'ai aucun des préjugés d'un certain monde, sur le théàtrej pourtant, cette situation, à laquelle Je m'attendais si peu, me trouble, et...

DANIEL

Mais, mon ami, je ne saurais vous blâmer de vouloir réfléchir dans une affaire si sérieuse.

DLCHATEAU.

Vous l'avez vu, n'est-ce pas?... j'étais si heureux de réuiiir nos deux faniillos on une seule, que j'allais audavant de vos explications; je ne voulais pas les entendre; car du moment que vous désiriez aussi ce mariage, le reste importait peu entre nous.

DANIEL

Je comprends, mon ami, et vous voyez que je n'insiste

pas. (U se lève.)

DUCHATEAU, couranl à Daniel.

Je ne vous retire pas du tout ma parole. (Tonromi sur lui-même.) Nous cu rcparlorous, nous en reparlerons. .Mais j'y pense, votre femme est ici... vous allez vous rencontrer.

DAMliL.

Nous pouvons ndus rencontrer : nous sommes devenus étrangers l'un à l'autre.

DUCHATEAU.

Ah! que m'apprenez-vous là?... La Fiunnnina est la raèrc de votre fils ! Je vous avoue que c'est à n'y pas croire I

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