ACTE m
HENRI
J'ai trop peu écrit pour mériter ce litre, ma'dame.
FIAMMINA.
Mais vous êtes entié dans le monde littéraire par un succès qui enorgueillerait bien d'autres.
HENRI
Madame...
FIAMMINA.
La carrière s'ouvre belle devant vous, vous portez un nom déjà glorieux, vous l'illustrerez encore.
HENRI
Je ne l'espère pas, madame, mon père l'a porté trop haut pour que j'ose avoir l'ambition d'y rien ajouter.
FIAMMINA.
Vous vivez près de votre père. 11 doit bien vous aimer?
Oui, madame. Oh ! nous ne nous quitterons jamais, car nous vivons d'un même cœur. Mon enfance a été maladive, et il y a entre nous de ces liens qui rapprochent : l'isolement, la souffrance...
FIAMMINA, l'inlerrompanl vrvemeal.
Ah! et... votre mère?
HENRI, après avoir hésité.
Je l'ai perdue fort jeune, madame.
FIAMMINA, dissimalant son troable.
Ah! mais je vous fais là des questions... croyez qu'elles me sont inspirées par une bien vive sympathie, p. ële et artiste, nous sommes un peu frères, et à ce titre nous... pouvons... hous donner... la main. (eUc lui donne b main es
liemblant.)
HENRI lui prend la main avec éiuolion.
Madame...
82 LA FI.VMMIW
FIAMMi>A^ à part.
Dieu! comme sa main est tremblante, si j'osais... (h»ui.) Et... vous n'avez gardé aucun souvenir de votr'î mère ? Vuus aver dû souvent penser à elle, n'est-ce pas? la regretter?...
HICNKI, irèt-tlmu.
.Madame...
FIAM.MINA, voyant eotrer Dudiej par la droite.
Lord Dudley !