‹ ThéâtreChapitre 68 sur 292 · SCÈNE XI GOMRAN, LE BARON · texte numérisé non relu

SCÈNE XI GOMRAN, LE BARON

LE BARON

Enfin, vous voilà, mon cher Contran; j'ai des reproches à vous faire.

Je suis confus de mériter ces reproches, monsieur. .l'ai été pris par mille soins ennuyeux... par des sollicitations...

LE BARON

Ne cherchez pas de prétextes, mon ami; je vous ai deviné, et je vous en veux d'autant plus de ce manque de confiance, qui vous a éloigné de nous, que j'avais besoin d'un ;nni.

CONTRAN.

Que dilt's-vuus, monsieur? Avez-vou-j jiu douter de mon dévoilement?

LE IIARON.

Non, Contran, je n'en ai pas douté, et, frappé tout à l'heure par un cmel clia^-rin, c'est à vous que j'ai pensé pour m'aider à le supporter ou à l'éloigner, s'il se peut.

CONTRAN.

Parlez, monsieur le baron, et comptez sur moi.

LE IIARON.

Merci... h votre amitié, mon cher Contran; mais ce chagrin est de ceux qu'on ne peut confier... (ju'à un fils... Me comprenez-vous?

CONTRAN, avec embarrai.

.Monsieur... croyez... (Andiéc cnUe par la droite.)

LE llAHON.

Ne me répondez pas!... (prenam An<ir(!c pir la main.) Tenez, voici .\iidn''f, qui, «(immc indi, C(iiin;iil la iimsc de votre éldii/nomt-nt, — Il f^t de ns si rupules d'iioniièles gens qu'il t:iul

laisser à l'amour le soin de combattre. C'est à elle que vous répondrez, et que vous résisterez, si vous l'osez.

ANDRÉE

Mon bon père !

LE BARON

Je vous laisse, et dans un instant, vous me direz si je puis me confier... à mon fils.

CONTRAN, lui prenant la main, avpc chaleur.

Ah! monsieur!

LE BARON

A bientôt ! (ll sort par la droite.)

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