ACTE lY HB
de rompre un mariage qui faisait notre bonheur à tous,
et cela à cause de... (ll aperçoit derrière le chevalet Fiammina qui
se levé.)
FIAMMINA.
Que dites- VOUS, monsieur?
SYLVAIN, confus.
Madame...
FIAMMINA.
Par grâce, achevez. Ce mariage est rompu à cause de moi?... Suis-je assez accablée!... Ainsi, mon fils est ma victime j ma vie est une tache sur sa vie! Mon pauvre
enfant! (Elle se précipite sur la main de Henri.)
HENKI.
Madame...
FIAMMINA.
Oh ! laisse-moi ta main, que je presse pour la première fois dans les miennes. Tu seras heureux, mon enfant, j'ose t'appeler ainsi maintenant, car je puis être mère enfin par le sacrifice.
HENRI
Quoil.;.
FIAMMINA, à Sylvain.
Monsieur, allez dire à votre père qu'il peut consentir à ce mariage : mon fils n'a plus de mère.
HENRI
Que dites- vous?
DANIEL
Comment ?
FIAMMINA.
Oli ! ne craignez rien, je ne jetterai pas un voile de deuil sur votre joie. Où serait le sacrifice si je mourais? où serait l'expiation ? Je suis dans le monde un obstacle à son bonheur, je rentre dans la solitude : je serai morte pour tous.
Hfi LA FIAMMINA
DUDtFÏ.
FIAMMIN V.
Je ne puis hésiter entre mon fils et vou?, milord. Nous nous voyons en ce moment pour la dernière foi».
DUDLEY
Comment !...
FIAMMINA.
Conseillericz-vous à la mère d'agir autrement?
DUDLET.
Non, madame.
FIAMMINA.
Ce soir j'aurai quitté Paris, le théâtre. Dites-leur, milord, que vous ne chercherez pas à me revoir.
bUDLl- Y.
Je vous le jure. Il est des sentiments devant lesquels on s'incline; on les respecte, dût le cœur s'y briser! Adieu, madame, adieu, (a nenri.) Si vous, vous avez souffert par moi, monsieur, ah! vous êtes bien vengé, (ii son.)