‹ ThéâtreChapitre 86 sur 292 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

de vous, peut-être viendrez- vous me voir, et peut-être alors m'appellerez-vous : ma mère. (Eiie remome.)

HENRI j avec élan.

Ah! mon cœur n'y résiste plus. Ma mère !

FIAMMINA, comme éblouie de son bonbenr.

Ahl

HENUI.

Ma'is je suis ton fils !

FIAMMINÀ, se précipitant dans les bras de son Gis.

Mon enfant... Ah! Dieu m'a pardonné... Tu m'as prise en pitié; ne pleure pas, je suis heureuse. Je perds tout, je te perds, toi; mais j'emporte un trésor dans mon coeur, tu m'as appelée ta mère. Va, va vers celle qui t'aime. Ah! je te bénis!

DANIEL

Madame, bientôt je vous enverrai votre fils.

FI AM MINA, allant à Daniel.

Ah! soyez aussi béni pour cette bonne parole, Daniel.

Adieu, adieu! (Elle leur donne Ja main à tous, cberchaut à retenir les larmes. )

HENRI

Ah! . ■

FIAMMINa, a\ec regret.

Vivez heureux d'un bonheur que je ne puis partager. (Accablée.) Je Teste toute seule.

HENRT.

Ma mère!

Ah! ce mot me console de tout. Ne me plains pas. Adieu ! (Elle sort lentement; arrivée à la porte, elle se retourne, et sans pouvoir parler, elle fait un geste d'aJieu avec un sourire navrant.)

lis LA F1AVMI?«A

HKNKl.

Quel châtiment !...

DANIEL

Console-toi, mon enfant : je ne puis revoir ta moiv. moi; mais tu lui diras que j'ai tout pardonné depuis qui nous sommes deux "i l'aim?r

SYLVAIN

Deux? mais nous sommes ijualre... ma soeur)

FIN

U. THlénV tT C». — IWflllMKUlB Ht I.AOXY

COMÉDIE

Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théàtré'.FrançHis, parles Comédiens 'ordinaires de l'Empereur, le Ur mars 1858.

DL' MKMK AITEUK

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