ACTE QUATRIÈME
avais demandé, il y a quelques jours, de parler pour moi à Sagelier qui est votre ami, de me faire attacher à son cabinet. Vous m'avez dit depuis que vous aviez effectivement vu Sagelier et que, sur votre recommandation, il vous avait paru très bien disposé en ma faveur. Vous avez même ajouté que vous considériez la chose comme faite.
MICHEL Oui. Eh bien?
TRÉVIÈRES
Eh! bien, vous savez qui est nommé à ce poste d'attaché?
MICHEL
Non.
Vowenberg-.
Vowenberg ?
TRÉVIÈRES Réellement, vous ne le saviez pas?
MICHEL C'est la première nouvelle.
. TRÉVIÈRES
Pourtant, une personne qui vous touche de très près, s'est employée pour lui dans cette affaire.
MICHEL
Je ne comprends pas du tout... de quelle personne voulez-vous parler?
TRÉVIÈRES
MICHEL
TRÉVIÈRES
Mais de votre... mais de votre amie, enfin de Madame Fiichsyani.
MICHEL
Judith! Vous prétendez que Judith...
TRÉVIÈRES
Je ne prétends pas. Monsieur Aubier, j'en suis certain. Non seulement Madame Fuchsyani a fait agir Lazare Hœndelssohn, mais elle a écrit elle-même au ministre une lettre dans laquelle, au nom d'anciennes relations amicales, elle le priait de s'intéresser à Vowenberg et de le prendre auprès de lui.
MICHEL
Je serais bien étonné que Madame Fuchsyani ait écrit
une telle lettre à mon insu. Vous avez vu cette lettre. Trévières ?
TRÉVIÈRES Oui. Monsieur Aubier, je l'ai vue.
MICHEL Ah!
Un silence.
Madame Fuchsyani ne savait peut-être pas que vous vous intéressiez à moi pour cette place?
MICHEL Si, elle le savait.
TRÉVIÈRES
Ah!