‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 172 sur 203 · SCENE VI ARMANDE, MADEMOISELLE BEAUVAL · texte numérisé non relu

SCENE VI ARMANDE, MADEMOISELLE BEAUVAL

MADEMOISELLE BEAUVAL, riant toujours.

Il est charmant... il a, dans toute sa personne, De l'air d'un jeune dieu. D'esprit il assaisonne Tout ce qu'il dit. Et puis, il n'a que dix-huit ans : Il réunit en lui l'Amour et le Printemps... I e l'rintemps et l'Amour!... Ah! je comprends qu'on

[l'aime :

Vrai, c'est un petit homme à manger et, moi-même, Si je pouvais être infidèle à mon époux, Je lui fera's des yeux furieusement doux. Avez- voua remarqué le duvet de sa joue? C'est tout comme une pêche. Et quel acteur! il joue..

ARMANDE, la coupant.

Comme une pèche!

MADEMOISELLE BEAUVAL, riant de plus belle.

Aussi, ces dames de la Cour Ne laissent pas, dit-on, de soupirer autour; Mais elles n'auront pas, que je crois, ses prémices. Plus d'une, cependant, en ferait ses délices, Toute prête à payer en écus trébuchants.

ARMANDE, négligemment.

Combien Monsieur Beauval vous a-t-il fait d'enfants?

MADEMOISELLE BEAUVAL, interloquée.

Mais quatorze, je pense. Hé! quoi, cela vous touche?

ARMANDE

Est-ce que vous riez en faisant une couche?

MADEMOISELLE BEAUVAL

Non, je pousse des cris effroyables.

Apercevant Beauval qui vient d'entrer.

Voici Mon mari.

Elle court vers lui.

ARMANDE, entre haut et bas.

N'allez pas faire d'enfants ici.

On entend des applaudissements; le 28 acte est fini; c'est l'entr'acle. Bientôt apparaissent les acteurs des Fourberies, des gentilshommes qui étaient sur le théâtre, etc.

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