‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 148 sur 237 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

PHILIPPE

Cherchez-en d'autres.

ANDRÉ

Vous avez raison... Voulez-vous dîner avec moi, ce soir?

PHILIPPE

Vous êtes trop aimabîe.

ANDRK.

Vous me rendrez service... entre nous, j'aime mieux ne pas passer ma soirée tout seul. Ah! mon pauvre ami, ce que j'en ai soupe des femmes du monde !

PHILIPPE

Ne généralisez donc pas.

ANDRÉ

C'est vrai... je vous demande pardon... mais vous, vous allez épouser une femme exquise, intelligente, bonne et qui vous adore... c'est l'exception... Ah! si je pouvais recommencer ma vie, je sais bien ce que je ferais.

Qu'est-ce que vous feriez?

ANDRÉ

Eh bien, pour les sens, j'aurais des belles filles. Croyez-moi, mon cher, il n'y a encore que ça... une belle grue... Tenez, on sonne... une belle grue, bien bête, l'Oseille... voilà pour les sens; pour le cerveau, la méthode de feu Cousin me parait admirable : c'est ainsi que je m'éprendrais volontiers de ^V^^ de Lespinasse ou de cette merveilleuse duchesse Sanseverina do la Chartreuse de Parme; et, pour le cœur, je tâcherais à soulager quelques misères humaines ; il y a de quoi faire.

PHILIPPE

Voilà un joli programme... faites ça.

ANDRÉ

Je suis trop vieux.

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