ACTE PHEMIEH ^ i:i
avec mon \'ieil ami, le marquis de Nezelles. Il va ce soir à la répétition générale du Tannhaiiser à l'Opéra.
CLAUDINE
Il a de la chance... J'aurais bien aimé y aller... mais je ne vois plus jamais rien...
LE COMTE
Vous lirez demain dans Le Figaro une lettre que nous avons rédigée ensemble.
CLAUDINE
A quel propos ?
LE COMTE
A propos de l'incident du banquet de Savoy.
CLAUDINE
Quel incident ?
LE COMTE
Mais si, vous savez bien... comme il y avait trop de convives, on a fait deux tables, l'une présidée par Monseigneur, et l'autre par le duc de Luynes, et il paraît que les gens de la table de Luynes n'ont pas eu le même menu que ceux de la table d'Orléans. Alors certains journaux ont commenté la chose et ont commis une foule d'inexactitudes que nous avons relevées dans une lettre de rectifications... car il faut vous dire, monsieur, que je suis un vieux ppyaliste... Ça ne choque pas vos principes?...
VÉTHEUIL
Oh! pas du tout, monsieur... je ne m'occupe pas de politique et, d'ailleurs, je serais plutôt anarchiste.
LE COMTE
En ce cas nous pouvons nous entendre.
VÉTHEUIL
Provisoiremont, du moins... (ii âo lève.) Madame, je vous demande la permission de me retirer, (poignée d.«
ni;iiii au comlo.) Mousicur...
LE COMTE
Au plaisir de vous revoir, monsieur, enchanté de vous avoir connu.
Claudine reconduit Vétheuil,