‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 3 sur 237 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MAJ)AME JAMIÎiE.

Je suis sûre que vous feriez de très jolies pièces poiir les Français.

RAVIER, modeste.

Ça n'est pas tout à fait la même chose.

MADAME JAMINE.

Ok! quand Scapia donne des coups de bâton à rhomme qui est dans le sac...

SfiHLINDER.

Il n*y a pas une grosse différence, allez!... Amuser des enfants ou des hommes... les hommes ne sont que de grands enfants.

MADAME JAMINE.

A qui le dites- vous ? *•

MADAME GRÉGEOIS

Eh bien, monsieur, je vous assure que je me suis amusée pour mon propre compte. D'abord, chaque fois qu'on bat le commissaire, moi, je me tords.

SCHLINDER.

C'est toujours drôle n'est-ce pas, madame, de voir rosser l'autorité ?

Toujours!... C'est irrésistible.

SGHLINDER.

Parbleu !

Il s'éloigne et va rejoindre liadamc Sorbier. MADAME JAMINE.

Vous en avez fait une gaiïe, ma chère!... Vous savez qui est ce monsieur?

MADAME GRÉGEOIS

Non.

MADAME JAMINE.

C'est Schlinder, le préfet de police.

* MADAME GRÉGEOIS

Ah! mon Dieu!... et moi qui lui dis que c'est toujours drôle de voir rosser l'autorité.

RAVIER

Rassurez-vous, madame, avec lui ça n'a pas d'importance. C'est le dernier préfet de police où l'on cause, et si vous avez besoin de faire prendre des renseignements sur une cuisinière, ou d'avoir un coupe -file, ou de faire la tournée des grands-ducs, vous pouvez vous adresser à lui en toute confiance.

MADAME GRÉGEOIS

C'est bon à savoir, il faudra que je lui demande quelque chose.

MADAME JAMINE.

Moi aussi.

Mais comment se trouve-t-il chez Claudine ?

MADAME JAMINE.

Il est très amoureux de M'"« Sorbier.

* MADAME GRÉGEOIS

* Ah ! voilà !

RAVIER

Elle oublierait tous ses devoirs qu'il n'en serait pa^ autrement fâché.

MADAME JAMINE.

Dites-moi donc?... Qu'appelez-vous la tournée des grands-ducs?

RAVIER

Comment! Vous ne savez pas? Je vais vous expliquer: lorsque \q£ grands-ducs de Russie viennent à Paris...

Ilâ s'éloignent.

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