‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 37 sur 237 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LE COMTE

C'est un esprit très éclairé.

CLAUDINE

Il a repris deux fois de la glace.

LE COMTE

Elle était très bonne, d'ailleurs, votre glace. De chez qui venait-elle ?

CLAUDINE

Mais de chez Alexandrine, comme toujours.

LE COMTE

C'est curieux... ma femme se fournit aussi chez Alexandrine, et ça n'est jamais aussi bon. D'ailleurs,, on mange mieux chez vous que chez moi.

CLAUDINE

Oui?

LE COMTE

Oh ! oui, c'est bien connu dans Paris.

CLAUDINE

Je vais vous dire, c'est qu'il y a deux Alexandrines, la bonne et la méchante. Il y en a une, une brave femme. M"*® Biard, à qui Alexandrine a vendu sa maison, au coin de la rue de Londres, et qui a continué sous le nom d'Alexandrine; et puis alors la vraie Alexandrine, celle qui avait vendu sa maison, s'est établie place du Havre, pour faire concurrence à celle à qui elle avait vendu : celle-là, c'est la méchante.

LE COMTE

Mais, au point de vue des glaces, chez laquelle faut-il aller?

CLAUDINE

Chez la méchante, naturellement; l'autre, la brave femme, fait des glaces qui sentent la pommade. C'est bien, Clara, je n'ai plus besoin de vous; vous pouvez, aller vous coucher, ma lille.

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