MADAME DE «• )1SD IGAND
Tu m'as entendu. Tant pis ))our toi; il fallait l'écrire aujourd'hui au lieu de rester toute la journée les bras ballants. Tu ne t'ennuies donc pas à ne rien fairo?
R\^.Mf)ND.
Oh ! si maman.
MADAME ItE BOISDIGAND.
l'.li bien?
RAYMOND
C'est pour que les vacances me paraissent plus longues.
11 s'en va en bougonnant.
MADAME DE BOISDUGAND.
J'ai éloigné cet enfant.
LA GÉNÉRALE
Un peu tard, mais fort adroitement.
Qu'est-ce qui vous a pris de raconter cette histoire?
BOISDUGAND.
Elle m' étouffait, il fallait que je la racontasse. Et puis, la conversation tombait.
MADAME DE BOISDUGAND.
Ah ! vous pouvez dire que vous l'avez relevée.
BOISDUGAND.
Pourquoi ne pas raconter une histoire qui jette sur cette vieille demeure un peu de romanesque. Il n'y a plus guère de romanesque dans notre vie actuelle.
LA GÉNÉRALE
Ah! c'est bien vrai!
BOISDUGAND.
Exaltons-nous, du moins, au souvenir des belles aventures passées.
LA GÉNÉRALE
Oui! oui, exaltons-nous!
MADAME DE BOISDUGAND.
En tout cas, vous auriez pu choisir un autre moment... où votre fils n'aurait pas été là. De tels récits