ACTE PREMIER
CHARLOTTE, méfiante.
Allons -nous -en! (eiic se lève.) Viens-tu, Louise?... Reste, si tu veux; moi, je me trotte... Je ne suis pas rassurée du tout.
LETESTARD.
Mais vous n'avez rien à craindre; on ne vous fera pas de mal.
CHARLOTTE
Qu'est-ce qu'on va nous faire avec tous ces instruments-là?
LETESTARD.
Soyez tranquille, nous n'emploierons pas ces instruments-là.
CHARLOTTE
Alors, à quoi ça sert?
LETESTARD.
Ce serait trop long à vous expliquer.
CHARLOTTE
C'est que vous avez l'air d'un blagueur, vous.«
LETESTARD.
Alors, demandez à mon collègue, qui est Norvégien.
CHARLOTTE
Et puis, après? C'est ça qui m'est égal.
LETESTARD.
Vous ne savez donc pas qu'un Norvégien ne ment jamais.
Dites, monsieur, qu'est-ce qu'on va nous faire?
MENKJER.
Oh! mademoiselle, des expériences très simples et qu'on fait même avec des petits enfants.
CHARLOTTS.
Des petits enfants... il est rigolo. On ne va pas nous endormir ?
MENKJER.
Nous n'aurons pas besoin de vous endormir.
CHARLOTTE
Parce que, vous savez, nous avons une amie... (a Louise.) Tu te rappelles Chichi!
LOUISE
Oui... oui...
charlotte.
Eh bien, on l'a endormie un jour dans un hôpital, soi-disant pour des expériences... de l'hypnotisme, de la suggestion... on lui a fait un tas de boniments... un homme âgé, cravate blanche, décoré et tout. Enfin... finalement, c'était pour faire des saletés.
MENKJER.
Oh! oh! oh!
Th... th... th...
CHARLOTTE
Vous avez beau faire th. th. th. Est-ce vrai, Louise?
LOUISE
Oui, c'est vrai.
LETESTARD.
Qui vous a raconté ça?
CHARLOTTE
C'est Chichi elle-même.
LETESTARD.
Chichi était sans doute une hystérique.