‹ ThéâtreChapitre 55 sur 185 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VÉTHEUIL

Ah! Claudine, tu le sais bien que je t'adore, pai'ce q\ie tu es la plus jolie et la meilleure... Tu es vraiment ma maîtresse et je ne peux pas aimer une autre femme que toi. On se dispute quelquefois, mais ça n'a pas d'importance, et au fond nous nous entendons très bien, n'est-ce pas ? Je sais bien ce qu'U y a parfois entre nous, c'est notre remords, c'est notre pitié pour lui... aussi, quand tu es désagréable, il ne faut pas m'en vouloir: ça n'est pas sa faute... Tiens, Claudine, voilà comment je t'aime, avec dévotion.

Ils s'agenouille devant elle.

CLAUDINE

C'est bien, je suis contente. Et maintenant, va-t'en, ne fais pas de bruit, je vais sur le balcon te regarder t'en aller... pour te réchauffer le plus longtemps possible.

VÉTHEUIL

Non, non, quelle imprudence... tu vas attraper froid, je ne veux pas.

CLAUDINE Si, si, je vais bien me couvrir.

VÉTHEUIL

Je ne le veux pas... si tu fais ça, je me tue sous tes fenêtres.

CLAUDINE

Alors, je n'insiste pas. A dcMuain matin... dix heures cinquante-sept... n'oublie pa.s.

VÉTHEUIL

Dieu m'en garde ! Au revoir, ma Maîtresse.

CLAUDINE

Au revoir, mon Amant.

Restée seule, Claudine éteint la lampe dans le cabinet de toilette, puis va entr'ouvrir la porte de la chambre de Denise pour voir si sa fille dort.

Et c'est ainsi que finit le deuxième acte.

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