‹ ThéâtreChapitre 27 sur 115 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ANNE

A rien? Cest pour la fin du mois^ Seigneur...

HJALMAR.

Pour la fin du mois^ Madame ?

ANNE

Vos belles noces...

HJALMAR.

Oui^ Madame.

ANNE

Mais^ approchez-vous donc^ Seigneur.

LE ROI

Oui; approche-toi; Hjalmar.

ANNE

Pourquoi donc êtes-vous si froid ? Avez -vous peur de moi ? Vous êtes presque mon fils cependant ; et je vous aime comme une mère ; — et peut-être plus qu^une mère ; — donnez-moi votre main.

Ala main; Madame ?

ANNE

Oui; votre main; et regardez-moi dans les yeux ; — n'y voyez-vous pas que je vous aime ? — Vous ne m'avez jamais embrassée jusqu'ici.

42 LA PRINXESSE MALEINE

HJALMAR.

Vous embrasser^ Madame ?

ANNE

Oui^ m'embrasser; n*embrassiez-vous pas votre mère ? Je voudrais vous embrasser tous les jours.

— Pai rêvé de vous cette nuit...

HJALMAR.

De moi^ Madame ?

ANNE

Oui^ de vous. Je vous dirai mon rêve un jour.

— Votre main est toute froide^ et vos joues sont brûlantes. Donnez-moi l'autre main.

HJALMAR.

L'autre main ?

ANNE

Oui. Elle est froide aussi et pâle comme une main de neige. Je voudrais réchauffer ces mainsià I — Etes-vous malade ?

HJALMAR.

Oui; Madame.

ANNE

Notre amour vous guérira.

Ils sortent.

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