‹ ThéâtreChapitre 34 sur 115 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ANNE

Il faudrait les lisser un peu plus sur le front.

UGLYANE.

Où est mon miroir ?

Où est son miroir ? a Maicine.Vous ne faites rien^ vous ? Apportez son miroir ! — Elle est ici depuis huit jours et elle ne saura jamais rien ! — Est-ce que vous venez de la lune ? — Allons ! arrivez donc ! Où êtes- vous ?

MALEINE

Ici^ Madame.

UGLYANE.

Mais ne penchez pas ainsi ce miroir ! — Ty vois tous les saules pleureurs du jardin^ ils ont Tair de pleurer sur votre visage.

ANNE

Oui, ainsi ! -— mais laisse-les s'étaler sur le dos. — Malheureusement il fera trop noir dans le bois...

UGLYANE.

Il fera noir ?

ANNE

Il ne te verra pas, — il y a de gros nuages sur la lune.

UGLYANE.

Mais pourquoi veut-il que je vienne au jardin ! Si c'était au mois de juillet, ou bien pendant le jour ; mais le soir, en automne ! il fait froid ! il pleut ! il y a du vent ! Mettrai-je des bijoux ?

Evidemment. — Mais nous allons...

Elle lui parle i l'oreille.

UGLYANE.

Oui.

ANNE à Maleine et à la suivante.

Allez-vous-en, et ne revenez pas avant qu'on vous appelle.

Sortent la princesse Maleine et la suivante.

Page 1