ACTE TfiOlSlEME
Si
ANNE
Il ne se serait pas jeté dans les bras d^Uglyane*
LE ROI
Attendez quelques jours, — Il pourrait en mourir.
ANNE
Nous attendrons» — Il ne s*en apercevra pas.
LE Ror* Je n*ai pas d'autre enfant,.,
ANNE
Mais dest pourquoi il faut le rendre heureux, — Attention! il arrive avec sa mendiante de cire ; il Ta promenée autour des marais^ et l'air du soir l'a déjà rendue plus verte qu'une noyée de
4|uatre semaines. lCntr«nt le prince Hjalmftr et H princesse
jWaieiBe. Bonsoir^ Hjalmar! — Bonsoir^ Maleiae! vous avez fait une belle promenade ?
Ouï, Madame.
HJALMAR,
ANNE
Il vaut mieux cependant ne pas sortir le soir. Il faut que Maleine soit prudente. Elle me semble un peu pâle déjà. L*air des marais est très pernicieux.
MALEINE
On me Ta dit, Madame.
ANNE
Oh ! c'est un véritable poison !
HJALMAK.
Nous n'étions pas sortis de toute la journée; et le clair de lune nous a entraînés; nous avons été. voir les moulins à vent le long du canal.
ANNE
Il faut être prudente au commencement; j'aL été malade moi aussi.
LE ROI
Tout le monde est malade en venant ici.
HJALMAK.
Il y a beaucoup de malades au village.
LE ROI
Et beaucoup de morts au cimetière !
ANNE
Voyons ! n'effrayez pas cette enfant !
Entre le fou^ HJALMAR.
MaleinC; le fou !
MALEINE
Oh!