‹ ThéâtreChapitre 60 sur 115 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MALEINE

Sire? — Qu'est-ce que vous avez?

LE ROI

Mes cheveux blanchissent^ voyez-vous !

Vous m'aimez un peu aujourd'hui?

LE ROI

Oh! oui, Maleine !... Donne-moi ta petite main ! — Oh ! oh ! elle est chaude encore comme une petite flamme...

MALEINE

Qu'y a-t-il? — Mais qu'est-ce qu'il y a?

ANNE

Voyons! voyons! Vous la faites pleurer...

LE ROI

Je voudrais être mort !

ANNE

Ne dites plus de pareilles choses le soir !

HJALMAR.

Allons-nous-en.

Ici on frappe étrangement à la porte.

ANNE

On frappe!

HJALMAR.

Qui est-ce qui frappe à cette heure?

ANNE

Personne ne répond.

On frappe.

LE ROI

Qui peut-ce être ?

HJALMAR.

Frappez un peu plus fort ; on ne vous entend pas!

ANNE

On n'ouvre plus!

HJALMAR.

On n'ouvre plus. Revenez demain !

LE ROI

Oh! oh! oh!

ANNE

Mais avec quoi frappe-t-il ?

HJALMAR.

Je ne sais pas.

ANNE

Allez voir.

On frappe.

On frappe.

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