ACTE QUATRIÈME
tes cheveux. — Mais pourquoi me regardes-tu ainsi, Maleine ? Maleine ? — Je viens te dorloter un peu. — Où est-ce que tu as mal ? — Tu trembles comme si tu allais mourir. — Mais tu fais trembler tout le lit ! — Mais je viens simplement te dorloter un peu. — Ne me regarde pas ainsi ! Il faut être dorlotée à ton âge ; je vais être ta pauvre maman. — Je vais arranger tes cheveux. — Voyons, lève un peu la tête ; je vais les nouer avec ceci. — Lève un peu la tête. — Ainsi.
Elle lui passe un lacet autour du cou.
MALEINE, sautant à bas du lit.
Ah ! qu^est-ce que vous m^avez mis autour du cou?
ANNE
Rien ! rien ! ce n^est rien ! ne criez pas !
MALEINE
Ah! ah!
ANNE
Arrêtez-la ! arrêtez-la !
LE ROI
Quoi ? Quoi ?
ANNE
Elle va crier ! elle va crier !
LE ROI
Je ne peux pas !
MALEINE
Vous allez me !... oh ! vous allez me !...
ANNE^ saisissant Maleine.
Non! non!
MALEINE
Maman! Maman! Nourrice! Nourrice! Hjalmar! Hjalmar! Hjalmar!
ANNE, au roi.
Ou êtes-vous?
LE ROI
Ici ! ici !
MALEINE, suivant Anne sur les genoux.
Attendez ! Attendez un peu ! Anne ! Madame !
roi ! roi ! roi ! Hjalmar ! — Pas aujourd4iui ! — Non ! non ! pas maintenant !...
ANNE
Vous allez me suivre autour du monde à genoux ?
Elle tire sur le lacet.
MALEINE, tombant au milieu de la chambre.
Maman!... Oh! oh! oh!
Le roi va s'asseoir.