ACTE CINQUIÈME I
ANNE
N'y faites pas attention ; il a été épouvanté par cette abominable nuit.
HJALMAR.
Mon père ; mon pauvre père... qu'est-ce que vous avez ?
UNE DAME d'honneur.
Sire, voulez- vous un verre d'eau ?
LE ROI
Oui, oui, — ah, non! non! — enfin tout ce que je fais ! tout ce que je fais !
HJALMAR.
Mon père !... Sire !...
UNE DAME d'honneur.
Le roi est distrait.
Mon père !*..
ANNE
Sire ! — Votre fils vous appelle.
HJALMAR.
Mon père, — pourquoi tournez- vous toujours la tète ?
LE ROI
Attendez un peu ! attendez un peu î...
LA PRmCÊSSE MALELVE
HJALMAR.
Mais pourquoi tournez- vous la tête ?
LE ROI
Pai senti quelque chose dans le cou.
ANNE
Mais enfin^ n'ayez pas peur de tout !
HJAtMAR.
Il n'y a personne derrière vous,
ANNE
N'en parlez plus... n'en parlez plus, entrons dans la chapelle. Entendez-vous les béguines ?
Qiints éiouSH et lotntaîtui; 1i nint Aïiiie va vers la poftp de lâ «ihapdle, \c roi la tmt, puis fetotime
LE ROI
Non 1 non ! ne Couvrez pas encore !
ANNE
Vous avez peur d^ entrer ? — Mais il n'y a pas plus de danger là qu4ci; pourquoi la foudre tomberait-elle plutôt sur la chapelle ? Entrons.
LE ROI
Attendons encore un peu. Restons ensemble ici* — Croyez -vous que Dieu pardonne tout ? Je vous ai toujours aimés jusqu'ici* — Je ne vous ai jamais fait de mal — jusqu'ici — jusqu- ici^ n'est-ce pas ?