‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 160 sur 235 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Les compagnes de h Péri voltigent autour du palais d'Àchmet. Elles versent avec des urnes d'or la rosée de la nuit snr les fleurs desséchées par la chaleui du jour. La Péri les encourage du geste, et, s'approchant de la fenêtre lumineuse, elle semble épier les actions d'Achmet. — Sans doute, il pense à moi! Que ne suis-je une simple mortelle, une esclave ! je pourrais m'unir à lui ! — Une des compagnes de la Péri s'approche et lui donne le conseil de renoncer à cet amour qui la perdra et fera tomber de son front son diadème étoile. — Viens, oublie Achmet; remonte avec nous dans le ciel, d'où tu n'aurais jamais dû descendre. — Non, je l'aime, et je resterai. Maintenant, pour moi le ciel est sur la terre. — Maïs il ne t'aime pas, lui; ce qui le séduit en toi, c'est l'éclat de ta couronne, ce sont tes ailes, ta puissance] Deviens une femme comme les autres, belle x mais obscure, et il n'aura

plus ?m regard pour toi ! — Cette pensée afflige la Péri; mais elle n'en persiste pas moins dans sa résolulion de pousser l'aventure à bout.

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