‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 223 sur 235 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Pendant la fin de la scène précédente, l'ermite Durwasas, personnage très-orgueilleux de sa sainte' é, la chevelure en désordre, le teint pâle, et à peine vêtu d'un morceau de sparte rie, ceint d'une peau de serpent, s'est incliné à plusieurs reprises devant le groupe amoureux, faisant signe qu'il a soif, qu'il a faim et qu'il réclame

l'hospitalité; mais le roi et Sacountalà absorbés dans leur extase, n'oot pas fait attention à loi. Il donne d'abord des signes de mécontentement, puis recommence sa pantomime suppliante. Voyant qu'il n'est pas écouté, il se tare à. toute sa colère et prononce des imprécations terribles contre ces impies qui manquent de respect pour les saints ermites. Douchmanta et Sacountalà se réveillent comme tfun songe. La jeune fille se précipite aux pieds de l'ermite Durwasas, qui ne se laisse pas fléchir par ce repentir tardif. Le roi essaye aussi, mais en Tain, d'apaiser le courroux du saint personnage à qui Priyamwada et Anousouya offrent des fruits et de l'eau qu'il repousse en faisant des gestes menaçants contre Douchmanta. À la suite de ces malédictions, la tête du roi paraît se troubler. Les feuillages de la forêt sacrée s'agitent ; les animaux s'enfuient ; le ciel se couvre, des éclairs brillent derrière les branches, à travers lesquelles se dessinent les formes monstrueuses des Rackasâs (mauvais génies) qui grimacent, ricanent et désignent du doigt comme maudits, le roi et la belle brahmahesse. Douchmanta repousse Sacountalà qui l'entoure de ses bras et se retire les yeux hagards, passant sa main sur son front, regardant autour de lui sans rien reconnaître, comme une homme qui a perdu la mémoire et la raison.

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